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CRIET : un Burkinabé condamné à 30 ans de prison et des millions d'amende pour viol

Un homme de nationalité burkinabè a été condamné ce mercredi 7 février 2024 à 30 ans de réclusion criminelle et à plusieurs millions francs d'amendes. L'accusé a été reconnu coupable des faits de viol sur une mineure de moins de 13 ans au terme de la troisième journée de la session criminelle portant sur les infractions commises à raison du sexe en cours à la CRIET.

Image d'illustration

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Une lourde condamnation pour un ressortant burkinabé au Bénin. Ce mercredi 7 février 2024, un accusé originaire du Burkina Faso a comparu devant les juges lors de la première session criminelle de l'année sur les infractions liées au sexe à la CRIET. L'homme est en détention provisoire depuis le mardi 7 avril 2020 pour des faits de viol sur une mineure de moins de 13 ans au moment des faits.

 

Les faits reprochés à l'accusé commencent à partir de 2019. En effet, le vendredi 27 décembre 2019, l'accusé est allé chercher sa victime, alors mineure et âgée de douze (12) ans chez sa mère au Burkina Faso, pour soit disant la placer auprès de sa grand-mère.  À son arrivée au Bénin, l'accusé va installer sa victime chez lui et en fait sa concubine avec qui il entretient de force des rapports sexuels jusqu'au jour où celle-ci a pu s'enfuir pour dénoncer les faits. Sa victime est aussi de nationalité burkinabè.

 

LIRE AUSSI : CRIET : pour une histoire d'achat de biscuits, il viole une fillette de 7 ans et écope de 30 ans prison à Savè

 

Après sa fuite, la victime est conduite à l'hôpital et l'examen médical révèle une défloraison avec plusieurs déchirures, des cicatrices au niveau du vagin et des plaies au niveau du clitoris. L'accusé a été interpelé et inculpé de viol sur mineure, mais il n'a pas reconnu les faits mis à sa charge.

 

Le procès

 

Lors de son procès ce mercredi 7 février 2024, l'accusé a reconnu les faits, mais nuance que l'acte sexuel était consentent et qu'il croyait que sa victime avait 17 ans. Pour l'avocat en charge de sa défense, les faits de viol reprochés à son client ne sont pas fondés. L'avocat a plaidé pour une requalification des faits de viols en des faits « d'atteinte sexuelle ».

 

Cette demande de la défense n'a pas été du goût de la partie civile. La partie civile a estimé que les faits sont constitués et qu'il faut condamner l'accusé pour les faits de viols sur une mineure de moins de 13 ans. Le ministère public chargé du dossier a requis 20 ans de réclusion criminelle contre l'accusé.

 

 

Dans son verdict, la CRIET a déclaré l'accusé coupable des faits de viol sur mineure de moins de 13 ans. Elle l'a donc condamné à 30 ans de réclusion criminelle et à 10 millions FCFA de dommages et intérêt à la victime et au paiement d'un franc symbolique à l'Institut national de la femme (INF).

 

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