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Sénégal : Ousmane Sonko inéligible à la présidentielle de 2024 après sa condamnation

Ousmane Sonko, figure de l'opposition sénégalaise, a été condamné ce jeudi 1er juin 2023 à deux ans de prison ferme pour "corruption de la jeunesse". Ce verdict le rend ainsi inéligible à l'élection présidentielle de février 2024.

L'opposant sénégalais, Ousmane Sonko

L'opposant sénégalais, Ousmane Sonko

L'opposant sénégalais Ousmane Sonko  ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle du 25 février 2024. Le verdict du procès de l’affaire de viol a été rendu par la chambre criminelle du tribunal de Dakar ce jeudi 1er juin 2023. Sonko a été condamné à deux ans de prison ferme pour "corruption de la jeunesse" après avoir été acquitté des accusations de viols et de menaces de mort, rapporte Jeune Afrique.
 

L'affaire suscite des contestations au Sénégal depuis plus de deux ans. L'opposant était accusé de viols et de menaces de mort par Adji Sarr, une ancienne employée d'un salon de beauté. Lors du procès, la preuve du viol n'a pas été apportée, ce qui a conduit le juge à requalifier les faits en "corruption de la jeunesse". Cette décision a été contestée par les avocats de l'opposant, qui ont déclaré que cette requalification visait à rendre Ousmane Sonko inéligible en lui infligeant une peine de prison ferme.

 

LIRE AUSSI : Au Sénégal, l'éligibilité d'Ousmane Sonko en question après sa condamnation à 06 mois de prison avec sursis
 

Malgré son acquittement pour les accusations de viols, Ousmane Sonko a été condamné à une peine de prison ferme de deux ans, ce qui, selon le code électoral sénégalais, l'empêche automatiquement de se présenter à l'élection présidentielle de 2024. Ce code stipule que toute condamnation à une peine de prison ferme de plus de trois mois entraîne automatiquement l'inéligibilité du condamné à l'élection présidentielle.

 

Le jugement a également concerné Ndèye Khady Ndiaye, la propriétaire du salon de beauté, qui a été condamnée à la même peine que Ousmane Sonko pour "incitation à la débauche". Les deux accusés ont aussi été condamnés à payer chacun une amende de 600 000 francs CFA et une somme de 20 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la partie civile.

 

Le refus d'Ousmane Sonko d'assister à son procès a soulevé des questions quant à la convocation de l'opposant. Son avocat a affirmé qu'il n'aurait pas reçu la convocation, ce qui a conduit à son absence lors du procès. Cette absence a suscité des critiques, mais elle n'a pas empêché le déroulement de l'audience et la prononciation du verdict.
 

Tensions et bouleversement à Dakar

 

La condamnation d'Ousmane Sonko a provoqué des réactions contrastées au sein de la population sénégalaise. Les partisans de Sonko voient cette décision comme une manœuvre politique visant à éliminer leur candidat de la course présidentielle, tandis que d'autres estiment que la justice a rendu un verdict équitable.

 

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Suite à cette condamnation, la capitale sénégalaise, Dakar, a connu une atmosphère tendue avec des rues désertes, des écoles fermées et un déploiement important des forces de sécurité. L'affaire politico-judiciaire qui agite le pays depuis plus de deux ans a ainsi atteint un point culminant avec ce jugement.
 

La réforme du code qui concerne la peine de prison ferme et son impact sur l'éligibilité des candidats est en discussion lors du dialogue politique initié par le chef de l'État Macky Sall. Ousmane Sonko avait d'ailleurs refusé de participer à ce dialogue.

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