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Relecture du Code électoral au Bénin : « Aucun de nous n'est dans une logique de révision » constitutionnelle, Aké Natondé explique sa proposition de loi

Le député Aké Natondé, Président du groupe parlementaire Union Progressiste le Renouveau a expliqué les raisons qui l'ont poussé à proposer la loi portant modification et complément de la loi n⁰2019-43, du 15 novembre 2019, portant code électoral en République du Bénin.

Le député Aké Natondé

Le député Aké Natondé

Pendant que le député Assan Séibou a déposé une proposition de loi portant révision de la constitution, le président du groupe parlementaire Union progressiste - le Renouveau veut une modification du Code électoral. Ceci, dans le but de corriger certaines dispositions portant sur le calendrier électoral et le parrainage des candidats lors de la prochaine présidentielle.

 

Sur TH MATIN de Télévision Hémicycle, l'Honorable Aké Natondé, Président du groupe parlementaire Union Progressiste le Renouveau a expliqué le lundi 19 février 2024 les raisons qui sous-tendent sa proposition de loi portant modification et complément de la loi n⁰2019-43, du 15 novembre 2019, portant code électoral en République du Bénin.

 

LIRE AUSSI : Patrice Talon : «Je ne veux pas qu'on touche une seule virgule de la Constitution »

 

Pour le député de l'UP-R, il urge de modifier le code électoral afin de résoudre trois problèmes majeurs. Il s'agit des problèmes de légitimité, d'égalité et de légalité. « Nous avons estimé qu'il faille résoudre le problème de manière globale. Résoudre le problème de manière globale, c'est tenir compte de 3 choses, à savoir la légitimité des parrains, leur égalité, comme le dit la décision de la Cour, mais également dans le respect des textes législatifs. C'est ça que nous avons appelé la légalité.» a-t-il déclaré.

 

Le parrainage des candidats lors de la présidentielle de 2026 pose un problème de légitimité. Le parlementaire souligne  notamment que le 11 janvier 2026, il y aura les élections générales et le peuple connaîtra déjà ses nouveaux représentants et peut-être les tout premiers maires. « Dire donc que ce sont les actuels députés qui vont parrainer pour les présidentielles de 2026, cela pose le problème de légitimité car les élus de 2026 qui sont déjà connus seraient là et verraient leurs prédécesseurs en train de parrainer », signale-t-il.


Une modification  constitutionnelle taillée sur mesure pour un troisième mandat ?

 

Alors que le député Assan Séibou a déposé une proposition de révision constitutionnelle, Plusieurs citoyens béninois ont exprimé leur réticence face à une éventuelle modification constitutionnelle qui pourrait engendrer un troisième mandat du président Patrice Talon.

 

Mais le président du groupe parlementaire, Union Progressiste le Renouveau,  Aké Natondé a balayé du revers de main cet argument. « Notre thérapie est simplement d'assurer la légalité, la légitimité mais également l'égalité en proposant que ce soit les élus de 2026 qui parrainent les duos candidats. Pour ce faire, c'est très simple, on n'a pas besoin de toucher à la Constitution en ce moment là, il suffit de réduire de 15 jours le délai de dépôt. Aucun de nous n'est dans une logique de révision pour pérenniser un homme au pouvoir et le Président Patrice Talon n'est pas dans cette logique », a-t-il déclaré pour rassurer les uns et les autres.

 

La proposition de loi n'exclut personne pour les élections à venir

 

L'autre peur, c'est l'exclusion de l'opposition pour les joutes électorales à venir à partir de cette modification du Code électoral. Et comme pour le doute du troisième mandat, Aké Natondé rassure l'opinion publique en affirmant que même avec cette modification, tout le monde peut se présenter pour les prochaines élections. Cette thérapie « contribue à combattre la corruptibilité de notre système électoral. Les Démocrates seront encore candidats aux élections législatives et aux élections communales. Le parrainage n'est pas un fond de commerce, c'est un travail qui est confié par le peuple pour être fait dans la plus grande simplicité et dans l'humilité », a-t-il laissé entendre.

 

LIRE AUSSI : Bénin : Boni Yayi critique la proposition de révision constitutionnelle du camp Patrice Talon

 

Il a profité pour exhorter ses collègues du parti de l'opposition Les Démocrates à cesser le débat sur les réseaux sociaux et dans les rues pour qu'ensemble ils puissent voter cette proposition de loi pour le bien du pays. Les députés seront en session extraordinaire le mercredi 21 février 2024. Cette session extraordinaire connaîtra entre autres deux points qui sont la modification de la Constitution, portée par le Président du groupe parlementaire Bloc Républicain Assan Séibou et la modification du code électoral porté par le Président du groupe parlementaire Union Progressiste le Renouveau Natondé Aké.
 

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Commentaires

Linta moïse

Pourquoi Celui ou celle qui va parrainée vous tiens à cœur,es que c'est la préoccupation de la population ? Vous Visez votre intérêt rien que votre intérêt, pourquoi la loi sur amnistie vous ne faites pas le même tapage il n'y a pas votre intérêt là

20-02-24 à 09:59

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