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Crise Bénin-Niger : la demande de l’église catholique au gouvernement Talon

La Conférence épiscopale du Bénin a pris position sur la crise entre le Bénin et le Niger. C'est au cours de la troisième session plénière de l’année pastorale 2023-2024 qui s'est tenue du 13 au 16 mai 2024.

L'archevêque de Cotonou, monseigneur Roger Houngbédji et le président Patrice Talon. © Présidence du Bénin

L'archevêque de Cotonou, monseigneur Roger Houngbédji et le président Patrice Talon. © Présidence du Bénin

Face à la crise qui secoue le Bénin et le Niger depuis le coup d'État militaire de 2023 au Niger, l'Église catholique du Bénin appelle à la paix et au dialogue. Selon le communiqué final de la troisième session plénière de l’année pastorale 2023-2024 organisée par la Conférence épiscopale du Bénin, les évêques ont demandé au gouvernement de Patrice Talon d’œuvrer pour la normalisation des relations entre Cotonou et Niamey. “Ils encouragent, en outre, le gouvernement à multiplier les initiatives qui facilitent le rétablissement des relations de solidarité et de coopération qui ont toujours uni le Bénin et le Niger”, indique le communiqué final publié.

 

La fermeture des frontières terrestres entre le Bénin et le Niger date depuis le coup d'Etat du mercredi 26 juillet 2023 contre le président Mohamed Bazoum.  En application des sanctions décidées par la CEDEAO, le Bénin avait fermé sa frontière. De son côté, le Niger a également fermé sa frontière avec Cotonou.

En janvier 2024, la Communauté économique des États de l’Afrique de l'ouest (CEDEAO) a levé ses sanctions. Le Bénin a donc rouvert sa frontière, mais le Niger a maintenu fermer sa frontière terrestre avec le Bénin.

 

LIRE AUSSI : Tension Bénin-Niger : l'ex-président Nicéphore Soglo désapprouve Patrice Talon et propose une médiation

 

Les autorités nigériennes justifient leur décision par des raisons de sécurité. Elles évoquent  notamment la présence de "bases militaires françaises" sur le territoire béninois et la crainte d'infiltrations terroristes.


L'embargo sur le pétrole nigérien


Ainsi, en représailles au maintien de la fermeture de sa frontière avec Cotonou, le Bénin a décidé le lundi 6 mai 2024 d'imposer un embargo sur l’embarquement du  pétrole nigérien par l’oléoduc de Sèmè-Podji. L’embargo décidé par le Bénin vise à faire pression sur le Niger pour qu'il rouvre sa frontière.


Dans le but de désamorcer la situation, une délégation chinoise composée de responsables gouvernementaux et de représentants de la compagnie pétrolière CNPC est arrivée au Bénin le mardi 14 mai 2024.

 

À la suite de rencontres avec le président Patrice Talon et d'autres responsables béninois le mercredi 15 mai 2024, la délégation a obtenu la levée provisoire de l’embargo sur le pétrole nigérien. Le Bénin a finalement autorisé le chargement d'un premier navire chinois de pétrole arrivée au port de Sèmè-Podji.

 

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Commentaires

John Ɠ

Niçe

18-05-24 à 01:41

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