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Tension avec le Niger : pourquoi le Bénin interdit la traversée du fleuve à partir de Malanville

Le gouvernement béninois a expliqué le vendredi 24 mai 2024 les motivations derrière sa décision d'interdire la traversée du fleuve Niger à partir de Malanville. Selon Cotonou, elle vise notamment à éviter tout risque d'accusation de la part de Niamey et de potentiels drames humanitaires.

Image d'illustration

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Entre Cotonou et Niamey, le bout du tunnel est encore loin dans le différend qui les oppose. Depuis le mercredi 22 mai 2024, les forces de défense et de sécurité béninoises empêchent le passage du fleuve des passagers vers le Niger à partir de Malanville. Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué vendredi 24 mai 2024 à Cotonou que cette décision fait suite à la fermeture de la frontière par le Niger. "Le Niger a dit que la frontière est fermée donc c'est une conséquence. Vous ne pouvez pas traverser le fleuve. On a fait que tirer les conséquences de ça", a-t-il déclaré.

 

Le gouvernement béninois justifie également cette mesure de bloquer tout passage vers le Niger par des raisons de sécurité. "Si demain vous avez une embarcation qui chavire avec 200 personnes dedans, c'est le Bénin qui sera au cœur de l'actualité", a souligné le porte-parole.

 

LIRE AUSSI : Blocage du pétrole nigérien : le premier ministre du Niger répond à Patrice Talon et tacle à nouveau le Bénin

 

Cette décision vise aussi à éviter d'éventuelles accusations du Niger, qui l'accuse d'abriter une base militaire française où seraient entraînés des djihadistes pour le déstabiliser. "Ceux qui disent que la frontière est fermée peuvent dire que nous, en favorisant le trafic par le fleuve du Bénin vers leur pays, on envoie des agresseurs chez eux", a ajouté Wilfried Léandre Houngbédji.

 

Depuis le coup d'État du 26 juillet 2023 qui a amené le Général Tiani au pouvoir, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris des sanctions contre le Niger parmi lesquelles la fermeture des frontières des pays limitrophes.

 

Le Bénin a par la suite soutenu la levée des sanctions et a aussitôt rouvert ses frontières après la décision de l'institution régionale. Mais, les autorités nigériennes ont gardé fermer leur frontière terrestre affirmant que le Bénin héberge une installation de bases militaires étrangères sur son territoire.

 

 

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